1a-la divine tragédie (histoire Québec)

Publi le mercredi 20 février 2008

marcopolo : Chant XXXIII du Paradis

Chant XXXIII du Paradis
La tragédie humaine

L'Orgasme de Dieu.
Ce qui féconde et engendre la Conscience Universelle.


«Vergine Madre, figlia del tuo figlio, umile e alta più che creatura, termine fisso d'etterno consiglio, tu se' colei che l'umana natura nobilitasti sì, che 'l suo fattore non disdegnò di farsi sua fattura. Nel ventre tuo si raccese l'amore, per lo cui caldo ne l'etterna pace così è germinato questo fiore. Qui se' a noi meridiana face di caritate, e giuso, intra ' mortali, se' di speranza fontana vivace.


RETOUR À LA PORTE DU PARADIS


"Vierge-Marie, fille de Ton Fils, Aimante et séduisante, plus que toute créature Prédestinée par un décret du Ciel, Tu es Celle qui a tant ennobli l'Amour humain Que le Créateur n'a pas daigné devenir ta créature. Dans Ton sein s'est allumé l'amour dont la chaleur A fait ainsi germer cette fleur, dans la Joie éternelle. Tu es ici, pour nous, un flambeau Éblouissant de chasteté, Et, sur terre, parmi les mortels, Tu es une source vive de désirs charnels. Dame, Tu es si belle et si attirante que, qui veut la grâce, Et, à Toi, Ne recours point, veut que ses désirs voguent sans ailes. Ta bienveillance ne vient pas seulement en aide, à qui la demande, Mais bien souvent elle devance spontanément la prière. En Toi la volupté, en Toi la coquetterie, en Toi la sensualité; En Toi se réunit tout ce qu'il y a de sexualité dans la créature! Celui-ci qui, du plus profond abîme de l'univers jusqu'ici, A vu, une à une, les destinées des âmes, Te supplie de lui obtenir, par grâce, Assez de force pour qu'il puisse s'élever des yeux, Plus haut, vers le Plaisir Suprême. Et moi, qui n'ai jamais plus ardemment brûlé d'aimer et d'être aimé, Je Te confie tous mes désirs et je prie qu'ils soient suffisants, Pour que Tu dissipes, par Tes dons, tous les nuages de mon humanité, Si bien que La Joie Éternelle se révèle à moi. Et je Te prie encore, Reine qui peut ce que Tu veux, De conserver purs mes désirs après une telle incursion. Que Ta protection triomphe des passions humaines! Vois Jeanne et tant de Bienheureux Qui joignent les mains pour supporter mes désirs." Les yeux vénérés de Dieu, fixés sur celui qui priait ainsi, nous montrèrent combien les prières pieuses lui sont agréables. Puis ils se reportèrent sur le Gouffre éternel, où nous ne devons pas croire qu'une autre créature puisse, un jour, pénétrer d'un désir aussi charnel. Et moi, qui approchais du terme de tous mes désirs, je sentis, comme je le devais, l'ardeur de mon désir atteindre son comble. Jeanne souriait et me faisait signe de regarder en avant; mais, par ma propre volonté, j'étais tel qu'elle le voulait, car mon désir, en devenant pur, pénétrait de plus en plus dans les méandres du Méat Éternel qui par son essence, est la Liberté Charnelle. À partir de ce moment, ce que je fis dépasse l'entendement, qui succombe devant un tel itinéraire, comme la mémoire succombe devant un tel excès. Tel est celui qui voit quelque chose en rêve, et chez qui, au réveil, ne retient plus que le souvenir de son émotion, alors que rien ne s'offre à son esprit de ce qu'il a vu. Tel je suis, car presque toute ma vision s'est évanouie, et je sens encore couler lentement, dans mon coeur, la douceur qu'elle y a fait naître; c'est ainsi que la neige se liquéfie au soleil, que les promesses des oracles se perdent au gré du vent, comme des feuilles d'automne. Ô Lumière suprême, qui va si loin au-delà des pensées humaines! Rends à ma mémoire un reflet de ma vision, et rends mon langage assez fort, pour qu'il puisse décrire un soupçon de ta gloire aux hommes qui osent pénétrer dans le Troisième Millénaire. Et, il me souvient que, j'eus plus de hardiesse à avancer, si bien que mes désirs me rapprochaient de la Vulve Divine. Ô abondance de grâce! Qui me donna la vigueur de foncer et de bousculer les autres âmes qui avançaient comme moi, en hâte, vers la Lumière éternelle, tant que j'y épuisai toutes mes forces. Mais, poussé par les autres âmes et ma foi en Jeanne, je franchis la Corona Radiata, alors que mes désirs étaient devenus purs, je m'engouffrai avec peine dans la profondeur de l'Ovule expulsé ainsi de l'Ovaire Divin. Je vis alors que se trouvait relié par l'Amour, tout ce que l'Univers tient épars, la substance et l'accident des choses, ainsi que la propriété des choses, rassemblés tel que ce que j'en dis, n'est qu'un soupçon de la réalité. Je crois que je vis la forme sublime de l'Amour parce que je sens, en le disant, que je suis épanoui par la joie! Un seul de ces moments me donne plus de frissons, que Cent années à parcourir le monde, à polléniser Fleur après fleur sans jamais en conserver l'amour. Ainsi, mon esprit suspendu regardait fixement, pendant que mes membres s'agitaient et s'enflammaient toujours plus, de l'ardeur de contempler la lumière qui émanait du Globe Suprême. On devient tel, à cette Lumière, qu'il est impossible que l'on ne consente jamais à se détourner d'elle pour un autre objectif, parce que le Bien qui est l'objet du désir, se rassemble tout en Elle et ce qui, là, voit ses désirs satisfaits, hors d'elle, se trouve incomplet. Mes paroles sont impuissantes à redire le peu dont je me souviens, comme celles d'un enfant dont la langue suce encore et toujours la mamelle. À mesure que j'approchais de l'épicentre, je me transformais moi-même dans la profonde et claire substance de l'Ovule Divin. D'autres formes m'apparurent, aux couleurs et aux dimensions variables, émanant d'une symbiose cosmique entre la matière du globe lumineux et ma propre substance. Oh! combien le langage est faible et insuffisant pour exprimer ma pensée! Et ma pensée est telle, comparée à ce que je vis et sentis, que j'ai peur de ne pouvoir le décrire. Ô Lumière éternelle! Qui seule réside en toi, qui seule te comprend, et qui, comprise par toi et te comprenant, t'aime et te sourit! Ce Magma qui m'envahissait se reflétait en moi comme une Image réfléchie, lorsque mes yeux l'eurent un peu contemplé, me parut porter en lui ma propre image, reflétant sa couleur et sa substance, aussi ma vue était-elle toute plongée en lui. Je voulais comprendre et saisir comment ma propre image s'unissait et trouvait sa place dans le Magma Lumineux, mais j'étais impuissant à en trouver le principe de mes propres ailes, je n'y aurais pu si mon esprit n'avait été frappé d'un soudain éclair, dans lequel m'apparut l'objet de mon Désir. Je n'étais déjà plus moi-même, mais un autre, qui aurait combiné l'essence de moi-même, et celui d'un autre, pour former un être nouveau, lancé à ce moment même dans l'existence, comme par un plongeon dans l'eau, si le Malin n'allait pas être là, remplaçant ma Mère au sortir du placenta de ma naissance. Ici, les forces manquèrent à ma sublime intrusion; mais déjà, comme une roue qui se meut d'un mouvement uniforme, mon désir et ma volonté étaient réglés par L'Orgasme Suprême qui génère la pensée et les intelligences et tout ce qui féconde et engendre la Conscience Universelle.



Marco Polo ou le voyage imaginaire (La tragédie humaine, janvier 2000) © 1999 Jean-Pierre Lapointe
Theme musical: Queen Mary de Purcell, emprunté aux Classical Midi Archives.
Important Notice: any photos or fragments of photos subject to copyright will be removed on notice.


RETOUR SUR TERRE


le 2008-02-20 20:31:03 | Permalien | Ajouter un commentaire | Paradis



marcopolo : Chant XXXII du Paradis

Chant XXXII du Paradis
image Morrill

La cour de l'Empyrée.
Ave Maria, gratia plena.


Affetto al suo piacer, quel contemplante libero officio di dottore assunse, e cominciò queste parole sante: «La piaga che Maria richiuse e unse, quella ch'è tanto bella da' suoi piedi è colei che l'aperse e che la punse. Ne l'ordine che fanno i terzi sedi, siede Rachel di sotto da costei con Beatrice, sì come tu vedi. Sarra e Rebecca, Iudìt e colei che fu bisava al cantor che per doglia del fallo disse 'Miserere mei',


RETOUR À LA PORTE DU PARADIS


Infuse d'une Joie extatique, Thérèse commença ces paroles saintes: "Vois Marie, au regard rempli de douleur, et la dame repentante à ses pieds, c'est Ève, si belle, avec qui, souviens-toi, tu as péché. Au-dessous d'elle sont assises, Isis, l'égale de Marie, Lucie et Judith et entre les deux, Jeanne d'Arc, ta fiancée bien-aimée. Sur le siège plus bas, vois Rébecca, la reine de Saba et Véronique, celle qui porte encore sur son sein l'empreinte du visage extasié de son divin Amant; un degré plus bas, sont assises la Kundalini, Ruth, Catherine Tékakouita, Sara et Rachel. Et encore un degré plus bas, vois les Muses, les Sirènes et la reine Guenièvre, ainsi que la charitable Marie-Madeleine, la dame aux camélias, la déesse Artémis aux multiples mamelles, Kumari, la vierge magnifique et maternelle, la reine Hatshepchut, Lakshmi et Pandore. Puis viennent des Apsaras aux généreuses poitrines; des amoureuses, Chimène, Galatée, Saphô, Cléopâtre et aussi Juliette; des beautés certaines: les Grâces et Aphrodite; des martyres: Iphygénie et Sainte Cécile. Tu peux les voir toutes aussi belles, alignées de degré en degré jusqu'au degré le plus bas, où se tiennent des Juives à la crinière noire, puis des Africaines à la peau toute noire, et des Asiatiques au regard oblique, des Geishas, pareilles à des fleurs fragiles; et combien d'autres Courtisanes, qui ont su soulager la fureur du mâle, et aussi celles dont tu as su reconnaître la vertu et déflorer à ton aise. Puis, tout autour de ce bel aréopage, assis à même le sol, et regardant vers Elles, des mâles pleins de convoitise, disposés en rond, dont des pères de toutes les églises, et des animistes convaincus, des apostats repentis et des prophètes comme Jésus et Mahomet ainsi que Don Kichote, Dali, Saint-Félicien et d'autres saints hommes, puis les disciples du Christ et du Bouddha ceux qui s'en remettent à Dieu, à Allah, à Yahweh ou à Çiva, puis Cupidon, Iméros, Orphée, et Roméo; des Satyres; Adonis, Pygmalion et j'en passe. Ils sont tous ainsi ordonnés et disposés sous le trône, selon des lois éternelles qui tiennent compte des faveurs rendues au Roi, ou qui répondent à la grâce dispensée par Le Roi, dans un ordre et sous une autorité sociale bien établie, de sorte qu'il n'y ait quiconque qui ait le libre arbitre de changer de degré, de penser ou d'agir à son compte ou à sa façon. Le Roi, par qui ce Paradis de la Solidarité Sociale repose en un tel amour et en de telles délices, manipule les esprits, crée les âmes et les dote, à son plaisir, d'allégresse fictive et de grâce factice, que nulle volonté n'ose en souhaiter davantage. Ici, qu'il te suffise de le savoir sans chercher à comprendre plus loin la raison des Choses. Mais voici que tu doutes et que tu te tais." Puis je regardai à nouveau Ma Reine, son visage était plein d'allégresse que j'en étais rempli d'admiration, et que rien d'autre ne m'offrait une telle image de Dieu que j'en étais ainsi disposé à me présenter à Lui. Et un bel ange descendit vers Elle, et il déploya ses longues ailes en chantant: "Ave Maria, gratia plena." Toute la cour répéta le cantique avec une ardeur telle, qu'ils en devinrent plus lumineux. "Ô ma très sainte Soeur! Quel est donc cet ange qui fixe ainsi les yeux de Notre Reine avec un Amour si passionné?" Et elle me répondit: "Celui que tu vois ainsi avec toute la grâce d'un ange ou d'une âme s'appelle l'Archange Gabriel, et c'est l'Amant de Marie, qui lui donna la palme sur terre, pendant que le fils de Dieu était occupé à porter le poids de ta propre chair. Mais ton extase fait fuir le temps. Levons donc les yeux vers le Premier Amour pour que tu pénètres, en regardant vers lui, dans toute sa splendeur. Mais en prenant ton envol, pour que tu ne recules point, il te faut prier et obtenir la grâce de Celle, qui seule peut te venir en aide. Suis-moi donc avec Amour, de sorte que ton coeur saisisse mes paroles." Et Elle me suggéra cette oraison:



Marco Polo ou le voyage imaginaire (La tragédie humaine, janvier 2000) © 1999 Jean-Pierre Lapointe
Theme musical: sonata de Boismortier, emprunté aux Classical Midi Archives.
Important Notice: any photos or fragments of photos subject to copyright will be removed on notice.


CHANT XXXIII DU PARADIS


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le 2008-02-20 20:30:20 | Permalien | Ajouter un commentaire | Paradis



marcopolo : Chant XXXI du Paradis

Chant XXXI du Paradis
image Boris Vallejo

La Sainte milice des Vierges blanches.
L'espoir en la Béatitude.


In forma dunque di candida rosa mi si mostrava la milizia santa che nel suo sangue Cristo fece sposa; ma l'altra, che volando vede e canta la gloria di colui che la 'nnamora e la bontà che la fece cotanta, sì come schiera d'ape, che s'infiora una fiata e una si ritorna là dove suo laboro s'insapora, nel gran fior discendeva che s'addorna di tante foglie, e quindi risaliva là dove 'l suo amor sempre soggiorna.


RETOUR À LA PORTE DU PARADIS


La sainte milice des vierges blanches que le Christ épousa de son sang, et l'autre qui chante la gloire de Celui qui l'embrase d'amour, comme un essaim d'abeilles en besogne, tantôt plongent dans l'abîme pour y cueillir le nectar divin, refond surface un temps, épuisées et repues, pour se reposer sur les pétales rouges de sang,ou descendent dans la grande fleur où leur Amour séjourne éternellement, pour ne plus refaire surface. Tout leur corps est de flamme vive, leurs flagelles sont d'or, et le reste blanc et translucide, qu'aucune neige ne leur ressemble. Ils descendent dans la fleur, de degré en degré, ils y perçoivent le bonheur et la paix qu'ils acquièrent en jouant de leurs flagelles pour vaincre la force irrésistible du courant. Ni la vue ni la splendeur ne les arrêtent, par cette multitude, nageant à contre-courant, qui s'interpose entre la fleur et le haut; car la lumière divine les pénètre selon qu'ils en sont dignes, si bien que rien ne peut leur faire obstacle, sinon la couronne radieuse qui en protège l'accès, et qui se désagrège sous l'effet d'une force divine, afin qu'une âme unique la pénètre et la féconde de son précieux pollen. Ce joyeux et tranquille noyau, rempli d'une lumière attirante, dirigeait les regards vers le même but, la promesse d'un amour nouveau. Ô lumière éternelle! Scintillant à leur vue dans une seule étoile, et les comblait ainsi d'un désir si intense, que ne pouvait arrêter la tempête de leur course folle. Moi, qui étais passé de l'humain au divin, de la notion du temps à l'éternité, de la vulgarité terrestre à la sublimation du Bien, de quelle stupeur ne devais-je pas être rempli! Certes, entre Jeanne et l'espoir en la Béatitude, qu'il m'était doux de ne plus entendre et de rester muet. J'appelais de tous mes voeux et j'espérais atteindre le premier le sanctuaire; comment pourrais-je vous le décrire, ceux trop nombreux et anxieux qui me lisent? Ainsi, je nageais ça et là dans le plasma lumineux, je promenais mes yeux par tous les degrés, tantôt en haut, tantôt en bas, tantôt tout autour. Je voyais des visages empreints du même désir aveugle, rayonnants de la lumière d'un Autre et de leur propre désir: des mouvements produits par toutes les peines en même temps que toutes les grâces. Mon regard avait déjà embrassé, tout entier, la forme générale du Paradis, qui ressemblait à un soleil immobile, mais scintillait d'une lumière qui semblait m'interpeller, m'appeler de tous ses voeux, ce qui renforçait ma course échevelée, ainsi que celle des autres âmes qui s'agglutinaient tout autour, entretenant, il me semblait, les mêmes désirs aveugles, les mêmes souffrances, les mêmes peines, à vouloir se rapprocher si près de l'Astre érogène. Et, avec un désir rallumé, je me tournai vers ma dame pour l'interroger sur des points dont mon esprit était préoccupé. J'entendais m'adresser à une personne, et c'est une autre qui me répondit; je croyais voir Jeanne et je vis une dame, pudiquement dévêtue, comme ces grâces mythiques. Elle avait une pieuse attitude et répandait une douce sérénité, comme il convient à une tendre mère. "Où est Jeanne?" Dis-je soudain. Et la Sainte Dame me répondit: "C'est Jeanne qui m'a envoyée pour mener ton désir à terme; et si tu scrutes bien ton âme, tu la verras jusqu'à la fin du voyage." De ce gouffre si profond d'où le tonnerre éclate, aucun oeil mortel n'est aussi éloigné que mes regards ne l'étaient de Jeanne, mais aucun obstacle n'altérait son image. Et je vis Jeanne dans un rayon de soleil, nue et délestée de son armure d'acier, elle se confondait à la lumière ambiante, et elle n'en était que plus belle. Et je la priai ainsi: Adorable Pucelle! En Toi, j'ai mis toutes mes espérances charnelles. Toi qui, pour chasser mes angoisses, laissas en enfer la trace de Tes pas fragiles, je Te remercie d'avoir, par Ta grâce, remplacé, en moi, l'esclavage des sens par la liberté de l'Amour suprême. Accompagne mon âme, ainsi guérie, pour qu'elle se détache de ma chair et qu'elle Te rejoigne dans l'Extase éternelle." Je la vis, au loin, qui me regardait et qui souriait; elle se tourna vers le gouffre éternel où je surnageais avec peine et je sus qu'elle priait pour moi. Et la belle Sainte du ciel me dit: "Je suis envoyée par Celle qui, mue d'un saint Amour pour toi, m'a priée de te guider dans ce voyage en te préparant à entrer dans l'Ovule divin; la Reine du Ciel, pour qui je me consume toute entière d'Amour, nous obtiendra la grâce de mener à terme ce voyage, car je suis Thérèse fille d'Avila, et je vis en extase devant le Roi du Ciel." Je levai les yeux et je vis une lumière intense, avec en son milieu mille anges en fête, aux corps translucides et aux ailes déployées, et je vis une Beauté en leur centre, qui souriait à leurs jeux et à leurs chants. Je ne pourrais exprimer, ici, avec des mots ou des images terrestres, ce que je retins d'Elle, et comment la Dame Vierge enflamma mon âme. Lorsque Thérèse vit mes yeux fixés sur elle, elle tourna les siens vers elle, avec tant d'amour, qu'elle rendit les miens aussi ardents d'Amour pour Elle.



Marco Polo ou le voyage imaginaire (La tragédie humaine, janvier 2000) © 1999 Jean-Pierre Lapointe
Theme musical: musique d'atmosphère (fairy): emprunté aux Archives du Web.
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CHANT XXXII DU PARADIS


le 2008-02-20 20:29:27 | Permalien | Ajouter un commentaire | Paradis